
Quand le Shadow IT devient un risque : pourquoi le CASB est la réponse stratégique.
Le Shadow IT, littéralement « informatique de l’ombre », est devenu un sujet central dans les stratégies de cybersécurité des entreprises. Derrière ce terme se cachent des usages numériques non encadrés par la DSI : applications cloud utilisées sans autorisation, partages de fichiers sur des plateformes personnelles, messageries instantanées non validées… Autant de pratiques souvent motivées par des besoins légitimes de réactivité et de collaboration, mais qui représentent des risques majeurs pour la sécurité, la conformité et la souveraineté des données.
Une explosion des usages cloud… et des risques associés
Le Shadow IT désigne l’utilisation de matériels, logiciels, ou services cloud sans validation ni contrôle de la direction des systèmes d’information. L’exemple le plus courant est l’utilisation de services SaaS (Software-as-a-Service) tels que Google Drive, Slack, Dropbox ou Trello, par des collaborateurs qui souhaitent gagner en efficacité mais qui contournent les outils institutionnels.
Ce phénomène a explosé avec :
- La généralisation du cloud et des outils collaboratifs,
- Le télétravail,
- La consumérisation de l’IT et le BYOD (les utilisateurs apportent leurs habitudes perso dans le cadre pro),
- La facilité d’accès aux applications en ligne.
Selon plusieurs études, jusqu’à 80 % des applications cloud utilisées dans une entreprise ne sont pas connues de la DSI. Ce chiffre donne le vertige.
Quels sont les risques liés au Shadow IT ?
Même si le Shadow IT part souvent d’une bonne intention (gagner du temps, être plus agile et plus productif), il constitue une porte d’entrée béante pour les cybermenaces. Les principaux risques sont :
1. Fuites de données
Lorsque des documents sont stockés sur des services non validés, la confidentialité n’est plus garantie. Qui peut accéder à ces données ? Où sont-elles hébergées ? Sont-elles chiffrées ? Dans bien des cas, l’entreprise perd le contrôle.
2. Non-conformité réglementaire
Utiliser des services non maîtrisés expose l’entreprise à des violations du RGPD ou d’autres normes sectorielles. Sans gouvernance, il devient impossible de garantir la traçabilité ou l’effacement des données personnelles. Un exemple serait le stockage de données personnelles dans un CRM SaaS non-documenté.
3. Propagation de logiciels malveillants
Les plateformes non sécurisées peuvent servir de vecteurs pour des ransomwares ou des attaques de phishing. L’utilisateur pense travailler efficacement, mais devient malgré lui un maillon faible.
4. Fragmentation des données et sous-optimisation financière
Multiplier les outils fait exploser les silos d’information. Les données sont dispersées, redondantes, voire incohérentes, ce qui nuit à la performance globale.
Le Shadow IT est souvent invisible pour la DSI, ce qui rend sa détection complexe. De plus, il repose sur une logique humaine difficile à contrecarrer : les collaborateurs veulent des outils simples, accessibles, mobiles.
Essayer de le supprimer par des politiques restrictives est souvent contre-productif : cela encourage les contournements et crée une fracture entre l’IT et les métiers.
L’enjeu n’est donc pas de tout interdire, mais de comprendre, cartographier, encadrer et accompagner les usages.
Mais la bonne nouvelle est que le Shadow IT n’est plus un concept abstrait : il est mesurable, traçable et maîtrisable. Grâce aux solutions CASB (Cloud Access Security Broker) comme celle proposée par Olfeo, les entreprises disposent désormais d’une vision claire des usages numériques non encadrés au sein de leur organisation.
Qu’est-ce qu’un CASB ?
Le terme CASB, pour Cloud Access Security Broker, désigne une solution qui s’intercale entre les utilisateurs d’une entreprise et les services cloud auxquels ils accèdent. Il agit comme un médiateur de sécurité : il observe, contrôle et protège les interactions avec les applications cloud, tout en assurant la conformité aux politiques de sécurité de l’entreprise.
Les CASB se positionnent selon quatre piliers principaux, définis par Gartner :
- Visibilité : identifier toutes les applications cloud utilisées, y compris celles non validées par la DSI (shadow IT), ainsi que les données qui y transitent.
- Conformité : garantir que l’usage des applications cloud respecte les obligations réglementaires (RGPD, NIS2, HIPAA, etc.).
- Sécurité des données : prévenir les fuites de données, chiffrer ou anonymiser les informations sensibles, contrôler les partages inappropriés.
- Protection contre les menaces : détecter les comportements suspects, les comptes compromis ou les malwares transitant par les services cloud.
Pourquoi adopter une solution CASB ?
1. Reprendre le contrôle sur le shadow IT
L’un des apports majeurs d’un CASB est sa capacité à détecter les applications utilisées en dehors du cadre officiel. Ce shadow IT représente une menace considérable : données sensibles transférées sur des services non sécurisés, absence de traçabilité, risques juridiques en cas de fuite ou d’attaque… Grâce au CASB, la DSI peut cartographier précisément les usages cloud, évaluer le niveau de risque de chaque application, et définir des politiques d’usage adaptées (autoriser, restreindre, bloquer, etc.).
2. Renforcer la sécurité des données
Dans un environnement cloud, les données sortent du périmètre de l’entreprise. Elles peuvent être partagées, stockées ou modifiées sur des services externes, parfois sans aucun contrôle. Les CASB permettent de surveiller en temps réel les flux de données sensibles, d’alerter en cas d’anomalie, et de mettre en place des mécanismes de protection (chiffrement, masquage, DLP). Cela permet de sécuriser les échanges, tout en favorisant une collaboration fluide.
3. Assurer la conformité réglementaire
La conformité est un enjeu clé, notamment dans les secteurs réglementés (santé, finance, secteur public…) ou en Europe avec le RGPD. Un CASB aide les entreprises à garantir que les données personnelles ne sont pas stockées ou transférées en dehors des zones autorisées, et que les droits d’accès sont correctement gérés. Il offre également des outils d’audit et de reporting facilitant les contrôles internes et les démarches de conformité.
4. Intégrer la sécurité au cœur de la transformation digitale
Le cloud est un levier stratégique pour la transformation digitale. Mais cette transformation ne peut se faire au détriment de la sécurité. En s’intégrant nativement aux usages cloud, les CASB permettent d’accompagner cette transition de manière sereine, sans freiner l’innovation ni imposer une surcharge administrative. Ils offrent une sécurité adaptative, granulaire et contextuelle, qui s’aligne sur les nouveaux modes de travail (télétravail, mobilité, BYOD…).
La force de la solution Olfeo CASB : souveraineté et précision
Olfeo, en tant qu’acteur de référence des passerelles de sécurité web, s’est naturellement positionné sur le sujet. Accédant déjà aux domaines et URLs requêtés par les utilisateurs, nous avons ajouté une couche supplémentaire de sécurité pour détecter les applications SaaS.
1. Détection en profondeur
Olfeo ne se contente pas d’afficher un trafic vers un domaine générique : la solution reconnaît précisément l’application utilisée, sa catégorie fonctionnelle et même la nationalité de l’éditeur. Une donnée clé dans un contexte de souveraineté numérique.

2. Analyse comportementale par utilisateur
Plutôt qu’une vision globale et anonymisée, Olfeo permet d’associer chaque usage à un poste ou un profil utilisateur, pour un pilotage affiné et un accompagnement personnalisé.
3. Visibilité sur les applications non référencées
L’outil ne se limite pas à un catalogue figé : grâce à sa base propriétaire mise à jour en continu, il détecte les applications émergentes, y compris celles moins connues ou récemment créées.

Loin des discours théoriques, la solution CASB d’Olfeo permet de mettre des chiffres et des visages sur un phénomène invisible mais omniprésent dans les entreprises.
En identifiant des usages tels que ChatGPT, YouTube, Google Docs ou Dashlane, elle donne aux DSI les clefs pour prendre des décisions éclairées, concilier performance et sécurité, et construire une stratégie cloud souveraine, conforme et alignée avec les attentes des métiers.


