07/02/2013 - Les hébergeurs ne sont à priori pas responsables du contenu hébergé
L’affaire #unbonjuif concerne des tweets qualifiés d’antisémites, ayant pour hashtag « unbonjuif ».
Le 24 janvier 2013, le TGI de Paris a ordonné à Twitter, considéré comme hébergeur :
- de communiquer les données d’indentification des auteurs de ces tweets aux associations plaignantes (l’UEJF notamment),
- de mettre en place un système de notification de contenu illicite accessible et visible.
Selon l’article 6 de la LCEN du 21 juin 2004 :
En résumé :
- la Loi ne demande aux hébergeurs aucune surveillance préalable à la publication du contenu
- l’hébergeur n’est pas responsable des contenus qu’il héberge
- l’hébergeur peut être responsable de ne pas avoir retiré ou supprimé des contenus manifestement illicites après qu’il en ait eu connaissance (les attaquants doivent alors apporter la preuve que l’hébergeur a eu connaissance du contenu, et qu’il ne l’a pas retiré)
- les hébergeurs ont également l’obligation de conserver les données techniques de connexion pendant 1 an, qui sont communicable à la justice sur réquisition judiciaire.